Appel à la solidarité internationale avec les oubliés de la révolution tunisienne

Appel à la solidarité internationale avec les oubliés de la révolution tunisienne

Cinq ans après la révolution, aucun des gouvernements qui se sont succédés ne semble effectivement s’attacher à proposer des solutions et perspectives crédibles aux chômeurs, hommes et femmes et aux régions défavorisées victimes de la marginalisation et de la mauvaise gouvernance qui se perpétue.

Les pouvoirs publics, demeurent déconnectés de la réalité vécue par le peuple tunisien et en particulier par ses couches les plus fragilisées au risque d’un effondrement du pays et d’une explosion sociale aux conséquences imprévisibles et incalculables (Kasserine, Gafsa…)

Devant l’immobilisme persistant et les tentatives d’étouffement des mouvements légitimes de contestation et de revendication des droits fondamentaux à la dignité, au travail et la manifestation pacifique,

Les ONGs signataires lancent un appel à la solidarité internationale pour le soutien au mouvement citoyen des jeunes chômeurs et victimes de la précarité issus des régions défavorisées, notamment dans leurs droits:

-A la liberté de circulation actuellement entravée à l’intérieur de leur propre pays.

-A la liberté d’expression et de manifestation pacifique sujettes aux tentatives d’endiguement sécuritaire et aux stratégies de la sourde oreille jusque là adoptée par les autorités.

-Au travail et au développement garantis par la constitution.

 

Les ONGs signataires appuient sans réserve l’appel des contestataires  à l’ouverture d’un dialogue rapide et effectif avec les pouvoirs publics afin d’identifier des alternatives à même de répondre à l’urgence de la situation

solidaritetunisie@ftdes.net

  • FTDES Tunisie
  • CRLDTH Tunisie
  • Réseau EUROMED
  • FMAS Maroc
  • Nomad 08 Redeyef – Tunisie
  • CNIJT Tunisie
  • OMLP (Observatoire Marocain de libertés publiques) Maroc
  • Collectif Démocratie et Modernité Maroc
  • Action Jeunesse / FMAS Maroc
  • Forum Associatif Safi (FAS) Maroc
  • RAJ Algérie
  • ATFD Tunisie
  • AFTURD Tunisie
  • Fédération nationale des associations Amazigh
  • IDD –  Maroc
  • FTCR France
  • LTDH Tunisie
  • LADDH Algérie
  • CLA Algérie
  • ACDA France
  • Association des familles des prisonniers et disparus saharouis (Sahara Occidentale)
  • CRLDHT
  • Plateforme Euro Marocaine MDCD
  • FOBDEC (Forum Beni Zali pour le développement et la communication)
  • Forum vérité Justice Maroc
  • Syndicat Nationale de l’enseignement Maroc
  • Fédération démocratique de travail Maroc
  • CMODH (Coordination magrébine des organisations de droits Humains)
  • CDSM : Collectif pour le droit à la santé au Maroc
  • EUROMED Maroc
  • CDP : comité pour le développement et la patrimoine France
  • Association de recherche des diparus et encadrement des prisonniers tunisiens à l’Etranger ARDEPTE
  • Association Vigilance pour la Démocratie et l’Etat Civique
  • Association Tunisienne de Soutien des Minorités
  • RAJ-Tunisie
  • Association Tunisienne des Droits de l’Enfant
  • Association l’OLIVIER Valence
  • Association Tunisienne pour l’Emploi et l’Émigration – Espace Méditerranéenne

اللجنة من اجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس

C.R.L.D.H. Tunisie

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

The Committee for the Respect of Liberties and Human Rights in Tunisia

Membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  –

crldht@gmail.com

_____________________________________

Harcèlement judiciaire pour les militants

et impunité pour la police ?

 

Meriem Mnaouar doit comparaître à deux reprises devant la Justice, le 22 puis le 26 février 2016, pour répondre « d’agressions » contre les forces de l’ordre. On sait que la présidente du parti Ettounsi est une militante inlassable contre la torture et les atteintes aux libertés, ce qui lui vaut des violences régulières, verbales et même physiques, de la part de ceux qui sont censés la protéger.

Le CRLDHT s’élève contre les persécutions dont Mme Meriem Mnaouar est victime. Comme beaucoup d’autres au demeurant. Ce sont les policiers qui l’agressent régulièrement qui doivent être poursuivis.

Le harcèlement judiciaires des militants et l’insupportable impunité des « forces de l’ordre » doivent cesser.

Tunis – Paris le 13 Février 2016

ALGÉRIE : une nouvelle atteinte à la liberté de réunion

Le samedi 6 février 2016, le Syndicat National des personnels de l’administration publique (SNAPAP), membre du Comité de Suivi du FSMaghreb, ont interdit la tenue d’une activité à laquelle étaient conviées d’autres syndicat et organisations de la société civile, sur la situation économique et sociale organisée à la Maison des syndicats d’Alger.

 

Le lieu de l’activité a été encerclé par un fort dispositif policier  et les forces de l’ordre ont interpelés puis relâchés 6 militants du syndicat.

C’est une violation de la loi et des conventions signées par l’Algérie et ce d’autant plus qu’il s’agit d’une réunion interne et sur invitations dans un local privé du SNAPPAP.

 

Cette dernière  entrave à la liberté d’association et de réunion en Algérie fait suite à une longue série d’atteinte aux libertés fondamentales, dont nous rappelons au moins deux qui s’inscrivent dans le processus du Forum Social Maghrébin.

 

Le SNAPPAP a déjà été interdit en Mai 2010, selon le même scénario, d’organiser le Forum Syndical Maghrébin et son local a été scellé.

 

Plus grave, en février 2013,  la première rencontre du Forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et le travail précaire organisé par le SNAPPAP a été non seulement interdit mais les jeunes militants maghrébins invités dont 5 militants tunisiens, 3 mauritaniens et 2 marocains, ont été arrêtés puis expulsés.

Rappelons aussi l’interdiction, en décembre 2015, de l’activité de la Coordination Maghrébine des droits de l’Homme, membre du Comité de Suivi du FSMaghreb

 

Les organisations membres du Comité de Suivi du FSMaghreb , tout en dénonçant avec vigueur ces violations du droit algérien et des conventions internationales,  demandent aux autorités algériennes de :

·         Mettre un terme à toute forme de harcèlement à l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme conformément aux dispositions de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits humains ;

·         Garantir l’exercice des libertés de réunion, d’association et d’expression ainsi que des libertés syndicales, conformément à la Constitution algérienne et les dispositions du Pacte international pour les droits civils et politiques (PIDCP) et des Conventions de l’OIT, ratifiés par l’Algérie ;

·         Garantir la sécurité, le libre accès et l’inviolabilité des locaux des syndicats et autres organisations de la société civile et le respect de du déroulement de toute activité légitiment et légalement organisée dans ce cadre.

 

Pour le Comité de Suivi du FSMaghreb

Le 10 Février 2016

Solidaires pour la dignité, la justice sociale et le développement régional

COMITÉ POUR LE RESPECT DES LIBERTÉS ET DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE 

 Evènements de Kasserine 

Communiqué:

Solidaires pour la dignité,

la justice sociale et le développement régional

 

A la suite du décès de Ridha Yahiaoui, un des jeunes en révolte contre la manipulation de la liste d’emploi des diplômés, les mobilisations ne cessent de s’amplifier dans les différents quartiers de Kasserine et s’étendent à d’autres villes comme Thala et Feriana. Ces événements ne sont pas sans nous rappeler l’insurrection du 7 janvier 2011 pour le développement, l’emploi et la justice sociale dans la région.

Le CRLDHT :

  • présente ses condoléances à la famille du martyr Ridha Yahiaoui ;
  • exige l’ouverture d’une enquête sérieuse sur les manipulations de la liste proposée et des sanctions contre les tricheurs ;
  • exprime sa solidarité avec la population de la région, un des hauts lieux de l’insurrection révolutionnaire, et qui est en droit de manifester pacifiquement pour la réalisation des revendications à l’origine de la Révolution de la dignité ;
  • met le gouvernement en garde contre les graves conséquences de l’extension des mobilisations en raison du laxisme dans la mise en place des projets de développement et l’absence de vision stratégique pour l’emploi et la lutte contre la corruption.

Le CRLDHT tient à rappeler que Kasserine, située au piémont du repaire du terrorisme qu’est le mont Chaambi, est une région sensible où le traitement des questions de l’emploi et du développement ne plus attendre… Laisser les jeunes en proie au désespoir cinq ans après la Révolution de la jeunesse, ne fera que nourrir la tension, une aubaine pour les mouvements terroristes.

Tunise – Paris – du 20 Janvier 2016

Pour le respect de la loi sur les associations et la protection des libertés individuelles

C.R.L.D.H. Tunisie

  

Pour le respect de la loi sur les associations et la protection des libertés individuelles

 

Le Chargé du contentieux de l’État  vient d’émettre une ordonnance de suspension des activités de l’Association  Shams qui s’est fixé, entre autres objectifs, la lutte contre l’homophobie et les lois discriminatoires à l’encontre des homosexuels. Ce n’est pas la première fois que l’association subit une mesure de ce type.

Le CRLDHT tient à :

  • dénoncer ce harcèlement judiciaire, qui vise à entraver son activité, en violation du décret-loi sur les associations et appelle les autorités tunisiennes à tenir leur engagement à respecter les libertés individuelles garanties par la Constitution et les Conventions internationales sur les droits humains ;
  • réitère son appel à l’abrogation de l’article 230 du Code pénal qui criminalise l’homosexualité, en contradiction flagrante avec les articles de la Constitution stipulant le respect des libertés, de l’intégrité physique des personnes et la protection des données personnelles.

Tunis – Paris le 07 Janvier 2016

—————————–